La jeunesse arabe réunie à Beyrouth !

Dans le cadre de la commémoration de l’anniversaire de la République arabe unie (février 1958), s’est tenu du 21 au 22 février dernier, le dixième Congrès de la jeunesse arabe à Beyrouth. Plus de 150 jeunes en provenance des différents pays arabes s’y sont réunis. L’équipe d’Al Fazari a eu l’honneur d’y participer pour son rôle de diffusion de la culture et de l’histoire arabe en Occident.

Congrès de la jeunesse arabe. Beyrouth, février 2020.

Cette expérience fut riche à tout point de vue. Les aînés souhaitaient transmettre le flambeau à cette nouvelle génération qui a été mise à l’honneur.  Elle qui a tant de défis à relever, a été invitée à prendre la parole en toute liberté devant toute l’assemblée. Chacun a pu représenter à la fois son pays, ses opinions et ses aspirations pour la Nation arabe. Bien que chacun pouvait constater les difficultés de son propre Etat, la boussole qui nous guidait tous était la Palestine, sa libération et celle de son peuple. Nous étions comme un seul homme dont le cœur battait unanimement pour la Palestine et la renaissance civilisationnelle  arabe.

A cette occasion, grâce au célèbre journaliste Sami Kleib – que nous remercions- j’ai pu présenter l’association Al Fazari et son Concours littéraire . L’un des thèmes de ce Concours – relevant de la catégorie “roman”- consiste justement à mettre en scène des jeunes héros ayant pour mission de réunifier le monde arabe. J’ai pu ainsi exprimer à nos frères des pays arabes à quel point nous (Arabes de la diaspora) étions attachés à nos racines, à notre nation et à la Palestine malgré le fait que nous vivions en Occident. Notre aspiration n’est autre que l’unité de tous les Arabes et de voir enfin la paix et la prospérité s’y installer.

Je ne puis décrire l’immense honneur et la joie qui s’emparèrent de moi en voyant devant moi Maan Bachour, Talal Salman et Mounir Chafiq que je suivais à distance depuis tellement d’années. Ces hommes ont consacré leur vie à la Nation arabe. Ils sont de véritables références vivantes en la matière. Je vivais un rêve éveillé au sein de cette grande famille. Voir également tous ces jeunes partager le même idéal d’unité que moi m’émut profondément et me remplit d’espoir. L’arabité était le socle qui nous unissait tous au-delà de nos confessions et de nos convictions propres. Pour couronner le tout, nous avons eu l’honneur de dîner avec son Excellence Monsieur le Ministre Mourad qui fut très agréable et attentionné à l’égard de cette jeunesse arabe.

Une bienveillance générale se dégageait de ce Congrès. Cette atmosphère se  faisait également ressentir dans toutes les rues de Beyrouth où les Libanais se montraient très accueillants et souriants. Un sentiment de sécurité et de liberté totale planait dans la capitale du “Pays du Cèdre”. On pouvait y observer la fraternité entre chrétiens et musulmans dont les lieux de culte sont bâtis côte à côte.

Mosquée Mohammed al-Amine à droite et la cathédrale Saint-Georges à gauche.

 

A l’issue de la rencontre, nous avons eu la chance de visiter un camp de réfugiés palestiniens du nom de Borj Barajneh à Beyrouth. Nous y avons chaleureusement été accueillis. Malgré leurs conditions de vie précaires, les Palestiniens du camp nous ont offert avec leurs moyens un concert et un spectacle mettant en exergue leur culture. Partout dans les ruelles du camp et dans le regard des réfugiés (hommes, femmes et enfants) nous pouvions lire leur espoir de pouvoir retourner un jour sur leur terre.

Prestation artistique d’enfants de réfugiés palestiniens. Camp de Borj Barajneh, Beyrouth.

 

C’est ainsi que pour conclure ce voyage, nous sommes allés tout au sud du Liban pour voir cette chère terre de Palestine. En chemin, nous pouvions observer les traces de la guerre ayant opposé le Liban à l’entité sioniste en 1982 puis en 2006. Arrivés enfin aux frontières, la Palestine se dessinait sous nos yeux. Nous pouvions enfin sentir son parfum et admirer ses formes. Une légère brise de vent nous caressait les cheveux. Un sourire illuminait chacun de nos visages à la vue de la terre sacrée. Malgré le mur et les barbelés qui nous séparaient d’elle, en tant qu’Arabes épris de justice et de liberté, nous partagions tous l’intime conviction qu’un jour cette terre retrouverait ses propriétaires légitimes et sa liberté.

Jeunes arabes à la frontière libano-palestinienne (Palestine occupée), Liban du Sud.

 

L’équipe d’Al Fazari tient sincèrement à remercier tous les organisateurs, tous les camarades présents ainsi que Sami Kleib pour l’organisation de ce séjour qui fut une parfaite réussite.

C’est avec une immense fierté que nous pouvons confirmer les vers de ce poème : «  Être Arabe est mon honneur, ma fierté et mon identité. Les terres arabes sont ma patrie et tous les Arabes sont mes frères ».  Nous avons hâte de revenir !

 

 


  • Présentation du Concours littéraire Al Fazari sur le Monde Arabe :

https://alfazari.org/concours-litteraire-al-fazari-rema-roman-court-poesie-sur-le-monde-arabe/

 

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